RECHERCHES SPATIALES |
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Agences spaciales |
La National Aeronautics and Space Administration ou NASA, est l'agence fédérale responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis. Depuis sa création le 29 juillet 1958, la NASA a réalisé de nombreuses missions spatiales et a fait de nombreuses avancées technologiques, la plaçant à ce jour à la tête des agences de développement spatial. Grâce aux innovations technologiques nécessaires à leurs programmes, de nombreux progrès notamment informatiques ont été réalisés. Ce sont notamment grâce à elles que l’informatique est aussi sophistiquée de nos jours…
La NASA a mené de très nombreux projets mais les plus connus sont sûrement le programme Apollo et la Station Spatiale Internationale. Le programme Apollo est le programme qui a avec succès fait atterrir un homme sur la Lune. Elle est également à l’origine de la création et de la mise en orbite de télescopes spatiaux comme Hubble par exemple. Dans son projet de recherche spatiale, la NASA a mis de nombreuses sondes en orbite autour des planètes du système solaire mais a également envoyé des robots sur le sol lunaire et martien. Le but de ces sondes est de relevé le plus de données scientifiques possibles afin de mieux comprendre notre système solaire et les lois de la physique.
Statut missions | Lancement | Mission | Objectif |
---|---|---|---|
Missions en cours | 2020 | Mars 2020 | Prélèvements échantillon du sol de Mars, géologie |
2018 | InSight | Étude sismique de Mars | |
2016 | OSIRIS-REx | Étude de l'astéroïde (101955) Bénou | |
2013 | MAVEN | Étude de l'atmosphère de Mars | |
2011 | MSL (Curiosity) | Histoire géologique et climatologique de Mars | |
2011 | Juno | Étude de la structure de Jupiter | |
2009 | Lunar Reconnaissance Orbiter | Cartographie et composition de la surface de la Lune | |
2006 | New Horizons | Étude de la planète naine Pluton, de ses satellites et de la ceinture de Kuiper | |
2005 | Mars Reconnaissance Orbiter | Cartographie de la surface de Mars | |
2001 | 2001 Mars Odyssey | Composition de la surface de Mars | |
1977 | Voyager 1 | Étude de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune | |
1977 | Voyager 2 | Étude de Jupiter et Saturne | |
Développement | 2021 | Lucy | Étude de 6 astéroïdes troyens |
2023 | Psyché | Étude d'un astéroïde | |
2023 | Europa Clipper | Étude de la lune de Jupiter Europe | |
2026 | Dragonfly | Étude de l'atmosphère et de la surface de Titan | |
A l'étude | 2026 | Retour d'un échantillon du sol de Mars sur Terre |
Pour l’instant, malgré des recherches sur Mars dans le but d’y envoyer un jour peut-être des hommes, la NASA se contente de l’ISS et a également arrêté les voyages d’hommes sur la Lune étant très coûteux et pas très intéressant. Jugeant néanmoins très important de ne dépendre en aucun cas des Russes pour accéder à l’ISS, la NASA a démarré, en 2014, des partenariats avec des entreprises privées tels que Boeing, Sierra Nevada Corporation et Space X dans le but de développer des lanceurs et des vaisseaux capables d’assurer la relève des astronautes américains. L’inauguration de Crew Dragon, une navette spatiale développée par Space X, a eu lieu en mai 2019. Le vaisseau capable de transporter quatre astronautes assure depuis 2020 l’entièreté des voyages vers la Station Spatial Internationale.
La NASA depuis de nombreuses années considère l’abandon de l’ISS jugée trop chère et plus assez intéressante sans toutefois le concrétiser. Elle a donc décidé d’ aborder deux projets : une station spatiale lunaire « Lunar Orbital Platform-Gateway » et une station spatiale placée en orbite lunaire baptisée « Deep Space Gateway » (DSG). Le premier projet servirait de base pour des voyages prolongés vers la Lune et le deuxième, qui sera assemblé par le vaisseau spatial Orion, servira à aiguiller les prochains vaisseaux à aller sur la Lune en 2028 mais également pourrait servir de tremplin pour des missions habitées vers Mars.
Avec un nouvel horizon en seulement 2024 fixé par l’ancien président, la NASA se voit obligé d’accélérer son projet d’homme sur la Lune. Elle lance donc le programme Artémis (déesse jumelle d’Apollon en mythologie Grecque et qui rend hommage au programme Apollo), dont le but est de faire atterrir des hommes sur la Lune pour 2024. Elle a pour mission également d’envoyer régulièrement des hommes sur la Lune et de construire finalement la station « Lunar Orbital Platform-Gateway. Bâtir cette station lunaire est indispensable pour pouvoir préparer la construction d’une autre station sur Mars cette fois-ci car le voyage bien plus long devra être mis à profit par un séjour bien plus prolongé.
La « European Space Agency » est une agence spatiale intergouvernementale qui compte 22 pays membres de l’Union Européenne. Elle se place troisième dans le classement mondiale des agences spatiales ce qui explique son implication dans de nombreux projets importants avec la NASA notamment pour l’ISS.
Son siège social se situe à Paris mais chaque pays dispose d’une voie dans les décisions collectives. En effet, les 3/4 du budget total sont financés par les pays membres proportionnellement à leur PIB, en contrepartie, les dépenses de l’ESA sont partagées en fonction de leurs contributions dans chaque pays membres. Le dernier quart du budget est garantie par des organisations telles que l’union européenne pour les recherches en météorologie par exemple. Les installations principales comme les centres de recherche et de contrôle sont répartis entre les pays les plus actifs tels que la France, l’Allemagne et les Pays-Bas par exemple.
L’ESA à pour la première fois envoyé un astronaute vers l’ISS en 2006. Après ça elle a ajouté sa propre brique à l’ISS en envoyant pour la première fois en 2008 un vaisseau cargo l’ATV Jules Vernes qui démontre la capacité européenne à contrôler une technologie très avancée et sophistiquée. Elle a d’ailleurs envoyé la même année le laboratoire spatial Columbus qui est maintenant un module à part entière de l’ISS depuis 2008.
Finalement, les agences spatiales de la NASA et de l’ESA ont donc travaillé ensemble sur des programmes majeurs tels que l’ISS dans le but de faire avancer notre compréhension du monde et de l’espace.